ECOUTER


Ecouter est peut-être  le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un…

C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire  et tout son corps : tu es important pour moi,

tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…


Ecouter, c’est commencer par se taire.

Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même

sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.


Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou cela,

c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques.


C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets,

à toutes les expériences, à toutes les solutions,

sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre son espace

et le temps de trouver la voie qui est la sienne.


Etre attentif à quelqu’un qui souffre,

ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance,

c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même

son propre chemin pour se libérer…


Ecouter, c’est donner à l’autre

ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.


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LES GENS SONT DES CADEAUX

Et si les gens étaient des cadeaux qui nous étaient envoyés ?

Certains sont magnifiquement enveloppés, ils sont attrayants dès le premier abord.

D’autres sont enveloppés de papiers très ordinaires,

Ou bien leur emballage laisse à désirer.

D’autres ont été malmenés par la poste.


ATTENTION, l’emballage n’est pas le cadeau !

C’est si facile de faire cette erreur.


Et nous rions quand les enfants prennent l’un pour l’autre…

Parfois le cadeau est facile à ouvrir, parfois il ne l’est pas.

Il faut alors se faire aider. Peut-être parce qu’ils ont peur ?

Ils ont peut-être été ouverts et rejetés ?

Ou se pourrait il que le cadeau ne me soit pas destiné ?


Je suis une personne et donc moi-même un cadeau

Un cadeau pour moi même d’abord.

Ai-je regardé à l’intérieur de l’emballage ?

Ai-je peur de le faire ?

Peut-être n’ai je jamais accepté le cadeau que je suis ?

Pourrait-il se faire qu’il y ait à l’intérieur quelque chose de différent que ce que j’imagine ?

Je n’ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.

Je suis un cadeau pour les autres.

Les autres doivent-ils se contenter de l’emballage, sans jamais pouvoir apprécier le cadeau ?


Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux.

Mais un cadeau sans quelqu’un qui le donne n’est pas un cadeau.

Un ami est cadeau pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres à travers moi.

Quand je garde un ami, quand je me l’approprie, je détruis sa nature de cadeau.

En le mettant de coté pour moi, je le perds.

En le donnant aux autres, je le garde.

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« Libère l’autre de la représentation que tu as de lui   Donne-lui cette chance »


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« Quand je dis que je te connais c’est de celui (le) d’hier dont je parle »


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OFFRIR DE L’ENFANCE A L’ENFANT


Offrir de l’enfance à l’enfant,

Lui laisser le temps,

Le temps de chercher

Au détour d’un buisson

Quel aventurier de sa vie

Il va pouvoir devenir.


Offrir de l’enfance à l’enfant

L’écouter dire ses désirs,

L’inviter à se confronter à ses manques

Lui laisser la place des vides.


Offrir de l’enfance à l’enfant

L’imaginer triomphant,

Fêtes toutes ses prouesses,

Le soutenir dans ses défis singuliers.

Lui dire : c’est possible,

Lorsqu’il pense : IMPOSSIBLE


Offrir à l’enfant

Offrir de l’enfance

Offrir du temps

Offrir à l’enfant

Offrir


Extrait d’un poème de Sylvie Brise, légèrement  modifié par Anne Ziegler

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LES ETIQUETTES


Chacun, c’est pas bête

fait des étiquettes

qu’il colle à la tête de ses voisins

Ainsi, c’est pratique

on sait, tout de suite,

qui est sympathique

ou qui ne l’ai point.

Puis on classe,

chacun à sa place

lui c’est un garçon bien

elle une fille de rien


Il y a les minettes

et les fortes têtes,

il y a les crâneurs,

et puis les râleurs,

Lui c’est un plat de nouilles

elle c’est une andouille,

toi tu n’es qu’un fou,

lui c’est un voyou

Il y a les vieilles commères

les sales caractères

et puis, les chipies

et les abrutis


Toutes ces étiquettes

que l’on se flanque à la tête,

ça fait des grands murs,

avec des barreaux,

Mais quand on rejette

ces idées toutes faîtes

on est délivrés

on est libérés

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LE TEXTE PROPOSE EST A MES YEUX UN PRINCIPE DE VIE QUE L'ON DEVRAIT ADOPTER AU QUOTIDIEN ... POUR NOUS RENDRE LA VIE BELLE….

EST CE VRAI, BON ET UTILE ?

Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :

- Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.

- Arrête ! interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

- Trois tamis ? dit l'autre, rempli d'étonnement.

- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.

Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

- Non, je l'ai entendu raconter et...

- Bien, bien. Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l'autre répondit :

- Non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire...

- Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire...

- Utile ? Pas précisément...

- Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?


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TEXTE C'EST UN ENFANT QUI PARLE



Parfois, j'ai envie d'être seul

Que personne ne vienne me déranger

Pas de parents, pas d'amis,

Pas le moindre petit bruit


Parfois, j'ai envie de partager

D'aider, de sourire et d'aimer.

Parfois, j'ai envie de crier, de pleurer

Et de tout bousculer


Je sais que j'ai le droit

De me sentir comme ça



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SOURIRE


Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,

Il enrichit ceux qui le reçoivent

Sans appauvrir ceux qui le donnent,

Il ne dure qu'un instant

Mais son souvenir est éternel.

Personne n'est assez riche pour s'en passer,

Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,

Il est le signe sensible de l'amitié,

Un sourire donne du repos à l'être fatigué

Rend du courage  aux plus découragés

Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler

Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où il se donne

Et si quelques fois vous rencontrez une personne

Qui ne sait plus avoir le sourire,

Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n'a autant besoin d'un sourire

Que celui qui ne peut en donner aux autres


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L’ARBRE A SOUCIS

 

Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.


Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.


Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.
Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.


"C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin".


"Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

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Parlez-nous des enfants

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran, Le prophète

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LES PERES OUBLIENT

 "Ecoute-moi, mon fils, tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l'heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j'ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet.

Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd'hui. Ce matin, tandis que tu te préparais pour l'école, je t'ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez; je t'ai réprimandé parce que tes chaussures n'étaient pas cirées; j'ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre.


Pendant le petit-déjeuner, je t'ai encore rappelé à l'ordre : tu renversais le lait; tu avalais les bouchées sans mastiquer; tu mettais les coudes sur la table; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand, au moment de partir, tu t'es retourné en agitant la main et tu m'as dit : "Au revoir, papa!", je t'ai répondu en fronçant les sourcils : "Tiens-toi droit !"


Le soir, même chanson. En revenant de mon travail, je t'ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière; tu avais déchiré ton pantalon. Je t'ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu'à la maison...


" Les pantalons coûtent cher; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux !" Tu te rends compte, mon fils ? De la part d'un père !
Te souviens-tu ensuite ? Tu t'es glissé timidement, l'air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J'ai levé les yeux et je t'ai demandé avec impatience : "Qu'est-ce que tu veux ?"


Tu n'as rien répondu, mais, dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t'es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir... Et puis, tu t'es enfui, et j'ai entendu tes petits pieds courant dans l'escalier.


Et bien! mon fils, c'est alors que le livre m'a glissé des mains et qu'une terrible crainte m'a saisi. Voilà ce qu'avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n'être qu'un enfant. Ce n'est pas que je manquais de tendresse, mais j'attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l'aune de mes propres années.
Et pourtant, il y a tant d'amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l'aurore qui monte derrière les collines. Je n'en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d'autre ne compte maintenant, mon fils.

Je suis venu à ton chevet, dans l'obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte. C'est la piètre réparation, je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais, demain, tu verras, je serai un vrai papa; je deviendrai ton ami; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l'envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie : " Ce n'est qu'un garçon... un tout petit garçon !"


J'ai eu tort. Je t'ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n'es qu'un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule... J'ai trop exigé de toi... Beaucoup trop...

W. Livingstone Larned

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LA VIEILLE DAME AU RESTAURANT


Une vieille dame s'arrête un soir dans un restaurant d'autoroute.

Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s'asseoir toute seule à une table.

Elle se rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.

Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver, et retourne à sa table.

Mais en revenant, elle y trouve assis un homme, un noir, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.

“Oh ! Il a du culot ce noir ! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes manières”

Mais elle s'assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.

Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.

La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils finissent la soupe ainsi. Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.

Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes.

Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu'il n'est plus au pied de la chaise.

“Ah ! J'aurais bien dû me méfier de ce noir !”

Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu'à ce que finalement on retrouve son sac, posé au pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie… son bol auquel personne n'a touché.

C'était elle qui s'était trompée de table et avait partagé le repas de l'homme !

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