Des trésors à partager

le_petit_prince.jpg


LA BLESSURE

Il était une fois un garçon avec un fort caractère.

Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d’en planter un dans la barrière de jardin chaque fois qu’il perdrait patience et/ ou se disputerait avec quelqu’un.

Le premier jour il en planta 37 dans la barrière.

Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler et  le nombre des clous plantés dans la barrière diminue jour   après jour :  il avait découvert que c’était plus facile de se contrôler que de planter des clous

Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière.

Alors il alla voir son père et lui dis que pour ce jour il n’avait planté  aucun clou.

Son père lui dit alors d’enlever un clou dans la barrière pour chaque jour  où il n’aurait pas perdu patience.

Les jours passèrent et finalement le garçon pu dire à son père qu’il avait enlevé tous les clous de  la barrière

Le père conduit son fils devant la barrière et lui dit “mon fils tu t’es bien comporté et cependant,  regarde tous les trous qu’il y a dans la barrière. Elle ne sera plus jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu’un que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là.

Tu peux planter un couteau dans un homme et après le lui retirer mais il restera toujours une blessure.

Peu importe combien de fois tu  excuseras, la blessure restera.Une blessure verbale fait mal comme une blessure physique.Tes proches sont des bijoux rares, ils te font sourire et t’encouragent. Ils sont prêts à t’écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t’ouvrent  leur cœur.
Montre leurs combien tu les aimes”

==========================================

 LA VIE

 La vie est courte…

Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte avec 86400 € (que vous pouvez utiliser pour vous procurer tout ce que vous voulez chaque jour).

Simplement il y a deux règles à respecter :

La première règle :

Tout ce que vous n’avez pas dépensé dans la journée vous êtes enlevé le soir.

Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte.
Vous ne pouvez que le dépenser….  Mais chaque matin au réveil la banque vous ouvre un nouveau compte, avec un nouveau 86400 € pour la journée

La deuxième règle :

La banque peut interrompre ce « jeu » sans préavis, à n’importe quel moment.

Elle peut vous dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte qu’il n’y en aura pas d’autre

Que feriez-vous ?

A mon avis, vous dépenseriez chaque euro pour vous faire plaisir.

Cette banque magique, nous l’avons tous, c’est le temps !

Chaque matin, au réveil nous sommes crédités de 86400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n’y a pas de report de journée. Ce qui n’a pas été vécu dans la journée est perdu… hier vient de passer.

 Chaque matin, cette magie recommence.

Nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis ; à tout moment la vie peut s’arrêter.

Alors qu’en faisons-nous de nos 86 400 secondes quotidienne ?

« La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue » …. alors profitez-en !

 Prenez-en conscience…

=========================================================================================

“Se rendre la vie belle”

Imaginez une soirée difficile, vous rentrez chez vous, vous êtes tendus, votre conjoint, votre enfant, la personne qui est là vous dit quelque chose et parfois il vous arrive de réagir de manière automatique sans le savoir, sans y penser

Imaginez la prochaine fois

Avant de rentrer chez vous, choisissez de vous arrêtez 3 minutes dans votre voiture ou dans un parc, sur un banc et faites l’exercice de la Météo intérieure :

Comment je me sens ?Vous vous rendez compte que la tension est là, la colère, la tristesse, l’agressivité, la lassitude, l’anxiété, prenez le temps, vous l’observez, regardez la, ne la laissez pas dans votre tête, faites l’état de votre pays intérieur.Est-ce que ce sera totalement différent lorsque vous rencontrerez votre conjoint, enfant etc… à ce moment-là vous avez la liberté de choisir le comportement qui vous convient le mieux, celui qui amènera le plus de bonheur dans votre vie et qui vous rendra la vie belle.

Etre responsable c’est cela aussi

=======================================================================================================================================================

Le pot fêlé

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui, n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau.

” J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison”

La vieille dame sourit :

” As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ?

J’ai toujours su à propos de ta fêlure donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.

Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table.

Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. “

Chacun de nous, avons nos propres fêlures, nos propres défauts.

Mais ce sont chacun de ces défauts qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes.

Donc, à tous mes amis un peu ” fêlés, ” rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière

========================================================================================================================================================
L’éléphant enchaîné de Jorge Bucay

Quand j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’étaient les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait ; comme je l’appris par la suite, c’était l’animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière.

Mais ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s’en aller. Le mystère reste entier à mes yeux.

Alors, qu’est ce qui le retient ?

Pourquoi ne s’échappe t-il pas ?

A cinq ou 6 ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé.

Je posais alors la question qui tombe sous le sens :

« S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ? »

Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente. Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse :

L’éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable.

Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ces efforts.

Je l’imaginai qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… Jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable. Il garde le souvenir gravé de l’impuissance qui fut la sienne après sa naissance. Et le pire, c’est que jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force.

« C’est ainsi ! Nous sommes tous un peu comme l’éléphant du cirque : nous allons de par le monde attachés à des centaines de pieux qui nous retirent une partie de notre liberté. Nous vivons avec l’idée que « nous ne pouvons pas » faire des tas de choses, pour la simple et bonne raison qu’une fois, il y a bien longtemps, quand nous étions petits, nous avons essayé et n’avons pas réussi. »

===============================================================================

Est ce Vrai, bon et utile : les trois tamis de Socrate

Dans la Grèce ancienne (469-399 BC), Socrate était reconnu pour sa sagesse.
Un jour, le grand philosophe fut approché par une de ses connaissances qui courrait vers lui tout excité.
« Socrate, écoute ce que je viens d’apprendre sur ton élève Platon »
« S’il te plait, calme-toi avant de parler », répondit Socrate « et demande-toi si ce que tu vas me dire passera trois tests ».
 « Quels tests ? » « Ce que tu as à dire au sujet de Platon, demande-toi : est-ce vrai ? » « Je n’en sais rien », répondit l’homme, « j’en ai seulement entendu parler » « Donc, tu ne sais pas, pour sûr, si c’est vrai ou non » « Non, je ne sais pas » répondit l’homme.
Socrate souria secouant la tête « Posons maintenant la deuxième question : Ce que tu vas me dire est-il bon ? » « Non, au contraire…. » « Donc, tu désires me dire quelque chose de mauvais au sujet de Platon sans être certain que ce soit vrai ? »
L’homme commença à être légèrement embarrassé. « Néanmoins, ta nouvelle pourrait passer le troisième test : ce que tu vas me dire, va-t-il être utile ? » L’homme secoua sa tête négativement.
 « Donc » conclut Socrate « si ce que tu vas me dire n’est, ni vrai, ni bon, ni utile, alors pourquoi me le dire ? »

=======================================================================

Le poison de Lee

Il y a très longtemps, une jeune chinoise nommée Lee se maria et s’en alla vivre avec son époux et sa belle-mère. 
À peine quelques jours après son installation elle constata qu’elle ne s’entendrait pas du tout avec sa belle-mère. Leurs personnalités étaient très différentes et les habitudes de la belle-mère irritaient fortement Lee et elle la critiquait sans cesse. Les mois passèrent et Lee et sa belle-mère se fâchaient de plus en plus souvent.
Lee était vraiment très contrariée d’autant plus que la tradition chinoise dit qu’une belle-fille doit prendre soin de sa belle-mère et lui obéir aveuglément.

Lee ne supportait plus de vivre ainsi et pris la décision de visiter un ami de son père.
Celui-ci, après l’avoir écouté, lui donna un sachet contenant des herbes et lui dit : « Tu ne dois pas les utiliser en une seule fois pour te défaire de ta belle-mère sinon tu pourrais être suspecté. Tu dois lui faire prendre les herbes régulièrement et celles-ci empoisonneront ta belle-mère lentement.
Tous les jours tu mettras une pincée dans sa nourriture. Ainsi personne ne te suspectera lorsqu’elle sera morte, tu dois faire très attention et la traiter avec amabilité. Ne te fâche pas avec elle, aide-la à résoudre ses problèmes. Et n’oublie pas, tu dois faire ce que je viens de te dire et bien suivre mes indications .»  
Lee répondit « Oui Mr. Huang, je ferais tout ce que vous m’avez indiqué. »
Elle remercia Mr. Huang et reparti retrouver son époux et sa belle-mère.

Quelques semaines passèrent et tous les deux jours Lee incorporait une pincée d’herbes dans le repas de sa belle-mère, elle suivait scrupuleusement les recommandations de Mr. Huang afin d’éviter d’être suspectée et ainsi elle contrôla son tempérament, elle fût obéissante et traita sa belle-mère comme s’il s’agissait de sa propre mère.

Six mois plus tard, toute la maison était complètement changée, Lee maîtrisait son tempérament et elle ne détestait plus sa belle-mère. Elles ne se fâchaient plus du tout et d’ailleurs sa belle-mère était bien plus aimable avec elle et il était plus facile de s’entendre. En fait l’attitude de la belle-mère avait beaucoup changé également et elles commencèrent à se traiter comme mère et fille.

Un jour Lee retourna voir Mr. Huang pour lui demander de l’aide et lui dit :
« Cher Mr. Huang, j’ai besoin de votre aide afin d’éviter que le poison ne tue ma belle-mère. Elle s’est transformée et c’est une femme agréable et je l’aime comme si c’était ma propre mère. Je ne veux pas qu’elle meure à cause du poison que j’ai mis dans ses repas ». Mr. Huang dit en souriant : « Mme Lee, vous n’avez pas à vous en faire pour votre belle-mère, ce n’est pas elle qui a changé mais vous. Les herbes que je vous ai donné sont inoffensives. Le poison était dans votre esprit, dans votre attitude, mais il a été expulsé et substitué par l’amour que vous lui portez désormais.»

En Chine il est dit que « la personne qui aime les autres sera aimé à son tour”.
La plupart du temps nous recevons des autres ce que nous donnons aux autres.

On récolte ce que l’on sème!

======================================================================================

Ma déclaration d’Estime de Moi, Virginia Satir

Je suis moi.

Dans le monde entier, il n’y a personne exactement comme moi.

Certains possèdent des éléments semblables aux miens, mais personne ne les rassemble exactement de la même manière que moi.

Par conséquent, tout ce qui vient de moi est authentiquement mien,

parce que moi seul en ai fait le choix.

Je reconnais comme mienne ma personne entière :

mon corps, y compris tout ce qu’il fait ;

mon esprit y compris toutes ses pensées et toutes ses idées ;

mes yeux, y compris les images de tout ce qu’ils aperçoivent ;

mes sentiments, peu importe leur nature – colère, joie, frustration, amour, déception, excitation - ;

ma bouche et tous les mots qui en sortent – polis, aimables ou grossiers, bienséants ou malséants - ;

ma voix douce ou criarde ;

et toutes mes actions qu’elles concernent les autres ou moi-même.

La corde invisible

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte. La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre.

Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil ermite. Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit qu’il lui manque une corde. Si je n’attache pas mon âne se dit-il, demain, il se sera sauvé dans la montagne! Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la direction de la maison du vieil ermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner. Le vieillard avait depuis longtemps fait voeux de pauvreté et n’avait pas la moindre corde, cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:

“Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre.”

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme. Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne. Il était toujours là! Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit. L’âne refusait de bouger. Désespéré, il retourne voir l’ermite et lui raconte sa mésaventure.

“As-tu pensé à enlever la corde?” lui demanda-t-il.

“Mais il n’y a pas de corde!” répondit le paysan.

“Pour toi oui mais pour l’âne…”

Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde. L’âne le suit sans aucune résistance.


Ne nous moquons pas de cet âne.

Ne sommes-nous pas, nous aussi, esclave de nos persuasions (imaginer qu’on “se doit” de faire ceci, ou qu’on ” doit être” comme cela, ou la crainte le regard des autres, etc) et pire encore : esclave de nos habitudes mentales (peurs, jalousies, orgueil, envie, etc) ?

Tout ceci n’est pourtant qu’imagination de notre part… car rien ni personne ne nous oblige à quoi que ce soit en réalité, c’est nous qui nous obligeons à certains actes… Dans tous nos actes, nous avons toujours le choix, il ne s’agit que de le vouloir vraiment…

Demandez-vous donc quelle(s) corde(s) invisible(e) vous empêche(nt) de vous exprimer, de vivre, de vous épanouir et de progresser…

Auteur inconnu

======================================

LES GENS SONT DES CADEAUX

Et si les gens étaient des cadeaux qui nous étaient envoyés ?

Certains sont magnifiquement enveloppés, ils sont attrayants dès le premier abord.

D’autres sont enveloppés de papiers très ordinaires,

Ou bien leur emballage laisse à désirer.

D’autres ont été malmenés par la poste.

ATTENTION, l’emballage n’est pas le cadeau !

C’est si facile de faire cette erreur.

Et nous rions quand les enfants prennent l’un pour l’autre…

Parfois le cadeau est facile à ouvrir, parfois il ne l’est pas.

Il faut alors se faire aider. Peut-être parce qu’ils ont peur ?

Ils ont peut-être été ouverts et rejetés ?

Ou se pourrait il que le cadeau ne me soit pas destiné ?


Je suis une personne et donc moi-même un cadeau

Un cadeau pour moi même d’abord.

Ai-je regardé à l’intérieur de l’emballage ?

Ai-je peur de le faire ?

Peut-être n’ai je jamais accepté le cadeau que je suis ?

Pourrait-il se faire qu’il y ait à l’intérieur quelque chose de différent que ce que j’imagine ?

Je n’ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.

Je suis un cadeau pour les autres.

Les autres doivent-ils se contenter de l’emballage, sans jamais pouvoir apprécier le cadeau ?


Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux.

Mais un cadeau sans quelqu’un qui le donne n’est pas un cadeau.

Un ami est cadeau pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres à travers moi.

Quand je garde un ami, quand je me l’approprie, je détruis sa nature de cadeau.

En le mettant de coté pour moi, je le perds.

En le donnant aux autres, je le garde.

=======================================================================================================


Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même

sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être.


Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou cela,

c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques.


C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets,

à toutes les expériences, à toutes les solutions,

sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre son espace

et le temps de trouver la voie qui est la sienne.


Etre attentif à quelqu’un qui souffre,

ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance,

c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même

son propre chemin pour se libérer…


Ecouter, c’est donner à l’autre

ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

« Libère l’autre de la représentation que tu as de lui   Donne-lui cette chance »


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

« Quand je dis que je te connais c’est de celui (le) d’hier dont je parle »

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Ils ne savaient pas c’était impossible alors ils l ont fait

Mark Twain”

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Le conte chaud et doux des chaudoudoux  (claude steiner)   

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s’appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis.

Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là. Chaque enfant, à sa naissance recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac car on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudoux. Les chaudoudoux étaient très appréciés ; chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.

Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils en mouraient.

En ce temps là, c’était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu’un en avait envie il s’approchait de toi et te demandait : « je voudrais un chaudoudoux ! » Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d’une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait. Du coup presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.

Je dis «presque », car quelqu’un n’était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C’était la vilaine sorcière Bélzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n’achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu’il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.

Un beau matin, Bélzépha s‘approcha de Timothée et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ! ». Timothée s’étonna : «tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que nous en voudrons un ? », « absolument répondit Bélzépha, quand il n’y en a plus c’est fini ! ». Et elle s’envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste pas.

Et si la sorcière avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudoux en distribuant trop aux enfants ou à n’importe qui.

Puis il se plaignait chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui. Comme marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.

La vie avait bien changé ! Le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.

Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant, la vilaine Bélzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.

…alors elle mit au point un nouveau plan…

Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac de chaudoudoux, sauf qu’il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs Bélzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. A partir de ce moment là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».

Parfois deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudoux, mais l’une d’elles changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froid-piquants. Dorénavant, les gens ne mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile ! Les chaudoudoux, qui au début étaient disponbles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.

Avant l’arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter. Sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Bélzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupables, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.

Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.

Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froid-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être données de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien !

Evidemment comment comprendre que ces sensations désagréables étaient provoquées par les froid-piquants déguisés en chaudoudoux ?

La vie est bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Bélzépha leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu’on lui en demande. Les gens l’appelèrent Julie DOUDOUX, mais certains la désapprouvèrent parce qu’elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d’en manquer. Les enfants l’aimaient beaucoup parce qu’ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi se mirent à distribuer de nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie.

Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux. Cette loi disait qu’il était défendu de distribuer des chaudoudoux à tort et à travers. Désormais il faudrait un permis pour donner des chaudoudoux.

Malgré cette loi,  beaucoup d’enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu’ils en avaient envie et qu’on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup, beaucoup d’enfants, presque autant que de grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner.

A présent, on ne sait pas encore comment ça va finir…

Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l’insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l’exemple de la jeune femme et des enfants et prendre le risque en supposant qu’il y aura toujours autant de chaudoudous que l’on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter ?

et vous ?

=============================================================

OFFRIR DE L’ENFANCE A L’ENFANT


Offrir de l’enfance à l’enfant,

Lui laisser le temps,

Le temps de chercher

Au détour d’un buisson

Quel aventurier de sa vie

Il va pouvoir devenir.


Offrir de l’enfance à l’enfant

L’écouter dire ses désirs,

L’inviter à se confronter à ses manques

Lui laisser la place des vides.


Offrir de l’enfance à l’enfant

L’imaginer triomphant,

Fêtes toutes ses prouesses,

Le soutenir dans ses défis singuliers.

Lui dire : c’est possible,

Lorsqu’il pense : IMPOSSIBLE


Offrir à l’enfant

Offrir de l’enfance

Offrir du temps

Offrir à l’enfant

Offrir


Extrait d’un poème de Sylvie Brise, légèrement  modifié par Anne Ziegler

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

LES ETIQUETTES


Chacun, c’est pas bête

fait des étiquettes

qu’il colle à la tête de ses voisins

Ainsi, c’est pratique

on sait, tout de suite,

qui est sympathique

ou qui ne l’ai point.

Puis on classe,

chacun à sa place

lui c’est un garçon bien

elle une fille de rien


Il y a les minettes

et les fortes têtes,

il y a les crâneurs,

et puis les râleurs,

Lui c’est un plat de nouilles

elle c’est une andouille,

toi tu n’es qu’un fou,

lui c’est un voyou

Il y a les vieilles commères

les sales caractères

et puis, les chipies

et les abrutis


Toutes ces étiquettes

que l’on se flanque à la tête,

ça fait des grands murs,

avec des barreaux,

Mais quand on rejette

ces idées toutes faîtes

on est délivrés

on est libérés

Paroles et musique N Colombier

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

LE TEXTE PROPOSE EST A MES YEUX UN PRINCIPE DE VIE QUE L’ON DEVRAIT ADOPTER AU QUOTIDIEN … POUR NOUS RENDRE LA VIE BELLE….

EST CE VRAI, BON ET UTILE ?

Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :

- Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.

- Arrête ! interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

- Trois tamis ? dit l’autre, rempli d’étonnement.

- Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.

Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

- Non, je l’ai entendu raconter et…

- Bien, bien. Mais assurément tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l’autre répondit :

- Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire…

- Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire…

- Utile ? Pas précisément…

- Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

TEXTE C’EST UN ENFANT QUI PARLE

Parfois, j’ai envie d’être seul

Que personne ne vienne me déranger

Pas de parents, pas d’amis,

Pas le moindre petit bruit


Parfois, j’ai envie de partager

D’aider, de sourire et d’aimer.

Parfois, j’ai envie de crier, de pleurer

Et de tout bousculer


Je sais que j’ai le droit

De me sentir comme ça



++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

SOURIRE


Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,

Il enrichit ceux qui le reçoivent

Sans appauvrir ceux qui le donnent,

Il ne dure qu’un instant

Mais son souvenir est éternel.

Personne n’est assez riche pour s’en passer,

Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,

Il est le signe sensible de l’amitié,

Un sourire donne du repos à l’être fatigué

Rend du courage  aux plus découragés

Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler

Car c’est une chose qui n’a de valeur

Qu’à partir du moment où il se donne

Et si quelques fois vous rencontrez une personne

Qui ne sait plus avoir le sourire,

Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n’a autant besoin d’un sourire

Que celui qui ne peut en donner aux autres


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

UN  JOUR NEUF


Ce  jour est un jour tout neuf.

Il n’a jamais existé et il n’existera jamais plus

Prenez donc ce jour et faîtes en une échelle pour accéder à des plus hauts sommets

Ne permettez pas que la tombée du jour vous trouve semblable à ce que vous étiez à l’aube


Faîtes de ce jour, un jour unique, mémorable.

Enrichissez-le, et, ce faisant, enrichissez-vous

Ce jour est un don de Dieu,

il n’est donc pas quelque chose d ordinaire, de fortuit, quelque chose qui va de soi.


Il vous est spécialement offert.

Prenez-le entre vos mains avec un sentiment de ferveur


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

L’ARBRE A SOUCIS

Un jour, j’ai retenu les services d’un menuisier pour m’aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l’âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.


Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m’invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l’allée qui conduisait à la maison, il s’arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.


Lorsqu’il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.
Lorsqu’il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l’arbre, la curiosité s’empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.


“C’est mon arbre à soucis,” me répondit-il. “Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n’ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin”.


“Ce qu’il y a de plus drôle”, il sourit, “c’est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Parlez-nous des enfants

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran, Le prophète

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

LES PERES OUBLIENT

 “Ecoute-moi, mon fils, tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l’heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j’ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet.

Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd’hui. Ce matin, tandis que tu te préparais pour l’école, je t’ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez; je t’ai réprimandé parce que tes chaussures n’étaient pas cirées; j’ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre.


Pendant le petit-déjeuner, je t’ai encore rappelé à l’ordre : tu renversais le lait; tu avalais les bouchées sans mastiquer; tu mettais les coudes sur la table; tu étalais trop de beurre sur ton pain. Et quand, au moment de partir, tu t’es retourné en agitant la main et tu m’as dit : “Au revoir, papa!”, je t’ai répondu en fronçant les sourcils : “Tiens-toi droit !”


Le soir, même chanson. En revenant de mon travail, je t’ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière; tu avais déchiré ton pantalon. Je t’ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu’à la maison…


” Les pantalons coûtent cher; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux !” Tu te rends compte, mon fils ? De la part d’un père !
Te souviens-tu ensuite ? Tu t’es glissé timidement, l’air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J’ai levé les yeux et je t’ai demandé avec impatience : “Qu’est-ce que tu veux ?”


Tu n’as rien répondu, mais, dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t’es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton cœur et que ma froideur même ne pouvait flétrir… Et puis, tu t’es enfui, et j’ai entendu tes petits pieds courant dans l’escalier.


Et bien! mon fils, c’est alors que le livre m’a glissé des mains et qu’une terrible crainte m’a saisi. Voilà ce qu’avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n’être qu’un enfant. Ce n’est pas que je manquais de tendresse, mais j’attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l’aune de mes propres années.
Et pourtant, il y a tant d’amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l’aurore qui monte derrière les collines. Je n’en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir. Plus rien d’autre ne compte maintenant, mon fils.

Je suis venu à ton chevet, dans l’obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte. C’est la piètre réparation, je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais, demain, tu verras, je serai un vrai papa; je deviendrai ton ami; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l’envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie : ” Ce n’est qu’un garçon… un tout petit garçon !”


J’ai eu tort. Je t’ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n’es qu’un bébé. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule… J’ai trop exigé de toi… Beaucoup trop…

W. Livingstone Larned

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

LA VIEILLE DAME AU RESTAURANT


Une vieille dame s’arrête un soir dans un restaurant d’autoroute.

Elle va au self et prend une soupe chaude, puis va s’asseoir toute seule à une table.

Elle se rend compte qu’elle a oublié de prendre du sel.

Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d’en trouver, et retourne à sa table.

Mais en revenant, elle y trouve assis un homme, un noir, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.

“Oh ! Il a du culot ce noir ! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes manières”

Mais elle s’assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.

Le noir retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.

La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils finissent la soupe ainsi. Alors le noir se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu’il partage avec elle, comme la soupe.

Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes.

Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu’il n’est plus au pied de la chaise.

“Ah ! J’aurais bien dû me méfier de ce noir !”

Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu’à ce que finalement on retrouve son sac, posé au pied d’une table où repose un bol de soupe refroidie… son bol auquel personne n’a touché.

C’était elle qui s’était trompée de table et avait partagé le repas de l’homme !

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

« IL N’EST JAMAIS TROP TARD POUR AVOIS UNE ENFANCE HEUREUSE»

Si un enfant….


Si un enfant vit dans la critique, il apprend à condamner

Si un enfant vit dans l’hostilité, il apprend à être agressif

Si un enfant vit dans le ridicule, il apprend à être gêné

Si un enfant vit dans le soupçon, il apprend à être coupable


Si un enfant vit dans la tolérance, il apprend à être patient

Si un enfant vit dans l’encouragement, il apprend à être confiant

Si un enfant vit dans la reconnaissance, il apprend à estimer

Si un enfant vit dans la loyauté, il apprend à être juste


Si un enfant vit dans la sécurité, il apprend à avoir confiance

Si un enfant vit dans l’approbation, il apprend à s’aimer lui même

Si un enfant vit dans l’affection, il apprend à aimer.


Rosette Poletti, Barbara Dobbs.

L’estime de soi Eds Jouvence

====================================*

LE BONHEUR

Le bonheur est tout petit.

Le bonheur, c’est tout petit,

Si petit que parfois on ne le voit pas,

Alors on cherche, on cherche partout.

Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,

L’oiseau le crie dans le ciel,

La rivière le murmure,

Le ruisseau le chuchote,

Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,

Le pain que l’on rompt et que l’on partage,

La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit,

Si petit que parfois on ne le voit pas,

Et on le cherche dans le béton, l’acier,

La fortune,

Mais le bonheur n’y est pas,

Ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire mais il est là,

À côté de nous, et on passe sans le voir,

Car le bonheur est tout petit.

Il ne se cache pas,

C’est là son secret.

Il est là, près de nous

Et parfois en nous.

=========================================

Le secret du bonheur - conte africain !

Un enfant demande à son père:

- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:

- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d’aller à pied !

- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l’âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:

- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !

- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant ils s’installent tous les deux sur l’âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:

- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!

- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:

- Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C’est le monde à l’envers !

- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils:

- Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur.

Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.

 

Fais ce qui te plaît et tu seras heureux

============================================

Yves Duteil

LA RUMEUR


La rumeur ouvre ses ailes

Elle s’envole à travers nous

C’est une fausse nouvelle

Mais si belle, après tout


Elle se propage à voix basse

À la messe et à midi

Entre l’église et les glaces

Entre confesse et confit


La rumeur a des antennes

Elle se nourrit de cancans

Elle est bavarde et hautaine

Et grandit avec le temps


C’est un arbre sans racines

À la sève de venin

Avec des feuilles d’épines

Et des pommes à pépins


Ça occupe, ça converse

Ça nourrit la controverse

Ça pimente les passions

Le sel des conversations…


La rumeur est un microbe

Qui se transmet par la voix

Se déguise sous la robe

De la vertu d’autrefois


La parole était d’argent

Mais la rumeur est de plomb

Elle s’écoule, elle s’étend

Elle s’étale, elle se répand


C’est du miel, c’est du fiel

On la croit tombée du ciel

Jamais nul ne saura

Qui la lance et qui la croit…


C’est bien plus fort qu’un mensonge

Ça grossit comme une éponge

Plus c’est faux, plus c’est vrai

Plus c’est gros et plus ça plaît


Calomnie, plus on nie

Plus elle enfle se réjouit

Démentir, protester,

C’est encore la propager

Elle peut tuer sans raison

Sans coupable et sans prison

Sans procès ni procession

Sans fusil ni munitions…


C’est une arme redoutable

Implacable, impalpable

Adversaire invulnérable

C’est du vent, c’est du sable


Elle rôde autour de la table

Nous amuse ou nous accable

C’est selon qu’il s’agit

De quiconque ou d’un ami


Un jour elle a disparu

Tout d’un coup, dans les rues

Comme elle était apparue

À tous ceux qui l’avaient crue…


La rumeur qui s’est tue

Ne reviendra jamais plus

Dans un coeur, la rancoeur

Ne s’en ira pas non plus.

=================================================

Ma relation avec toi de Thomas Gordon

TOI et MOI vivons une relation que j’estime et que je veux sauvegarder.

Chacun de nous demeure cependant une personne distincte ayant ses propres besoins et le droit de les satisfaire. Je veux respecter ton droit de choisir tes propres croyances et d’établir tes propres valeurs même si elles diffèrent des miennes.

Lorsque tu me parles de tes problèmes, je veux t’écouter pour te comprendre et t’aider à découvrir tes propres solutions plutôt que de répondre des miennes.

Lorsque ma façon d’agir t’empêche de satisfaire tes besoins, je t’encourage à me dire ouvertement et sincèrement ce que tu ressens; alors je t’écoute et j’essaie de modifier mon comportement.

Lorsque ta façon d’agir m’empêche de satisfaire mes besoins, je t’exprime ouvertement et sincèrement mes sentiments, car j’ai confiance que tu respectes suffisamment mes besoins pour m’écouter et essayer de modifier ton comportement.

Dans les situations où, ni toi et ni moi, ne pouvons changer notre façon d’agir pour permettre à l’autre de satisfaire ses besoins, engageons nous à résoudre ces inévitables conflits sans recourir au pouvoir pour gagner aux dépends de l’autre. Je respecte tes besoins et je veux aussi respecter les miens. Appliquons-nous à trouver des solutions acceptables pour chacun de nous ; tu peux y satisfaire tes besoins et moi aussi. Personne ne perd, nous y gagnons tous les deux.

Ainsi, nous continuons à nous épanouir l’un et l’autre car nous en retirons, toi et moi, satisfaction. Chacun de nous peut devenir ce qu’il est capable d’être.

Nous poursuivons notre relation dans le respect et l’amour mutuel, dans l’amitié et la paix.

===========================================

Le cadeau parfait     

J’avais parcouru plusieurs rues, traversé beaucoup de magasins, feuilleté des tas de catalogues pour trouver le cadeau parfait en ces temps d’anniversaire, pour l’un de mes enfants. Après de longues soirées d’hésitation, des temps sans fin d’intenses réflexions, j’étais épuisé, incertain, encore plus dubitatif sur le bien fondé des cadeaux !

Alors, j’ai enfin pensé à demander à ma fille ce qu’elle aurait voulu avoir, elle ! Voici la liste des cadeaux qu’elle m’a suggérée de son écriture à la fois ferme et fragile, sur une grande page blanche.

Papa, j’aimerais être Chiffounette, notre petite chatte, pour être prise moi aussi spontanément dans tes bras, câlinée, chaque fois que tu reviens à la maison…   

J’aimerais être un baladeur pour me sentir parfois écoutée par toi sans aucune distraction, n’ayant que mes paroles au bout de tes oreilles pour fredonner l’écho de ma solitude, de mes chagrins ou de mes joies et de mes enthousiasmes.

J’aimerais être le gros journal, que tu lis. Que tu prennes un peu de temps pour me parcourir chaque jour de tes yeux rêveurs ou interrogatifs, en prenant de mes nouvelles, ou en t’informant de l’état de mon pays intérieur, des océans de mes rêves, des tempêtes de mes projets…

J’aimerais être une télévision, pour ne jamais m’endormir le soir sans avoir été au moins une fois regardée avec intérêt…

J’aimerais être l’équipe de la coupe Davis pour toi mon Papa, afin de te voir t’enflammer de joie après chacune de mes victoires.

J’aimerais aussi être un roman pour toi, Maman, afin que tu puisses me lire et découvrir sans te presser, sans être bousculée par mille choses, mes émotions, les chemins secrets de mes amours et de mes doutes.

A bien y penser cependant, je n’aimerais être au fond qu’une seule chose, un cadeau inestimable pour vous deux.

Ne m’achetez rien, permettez-moi seulement de sentir que je suis votre enfant… et que, quoiqu’il arrive, vous pouvez m’assurez que vous resterez toujours… mes parents.

=====================================================================
LE VRAI MOI
Ma mère souhaiterait que je sois plus ordonné, moins
brouillon -sans tout ce fouillis à épousseter dans ma
chambre- pour qu’elle puisse faire figure de bonne
ménagère et notre maison de “foyer modèle”.

Mon père aimerait que j’aie de bonnes notes à l’école,
pour qu’il puisse faire mention de moi à ses collègues de
travail et passer pour un père accompli.

Mes grands-parents souhaiteraient que je sois plus
jeune, pour qu’ils puissent me pouponner, ou plus âgé,
avec plus d’exploits à mon actif, pour qu’ils puissent se
vanter d’être mes grands-parents.

Mon institutrice aimerait que je me tienne tranquille et
que je ne pose plus de questions embarrassantes, pour
être considérée comme un bon pédagogue sans avoir
à fournir trop d’efforts.

Mon entraîneur souhaiterait que je sois un bon joueur,
pour que son équipe soit sûre de gagner.

J’aimerais, moi, qu’ils m’encouragent à bien faire ce que
je sais faire. Je souhaiterais qu’ils cessent de me blâmer
d’avoir échoué là où je ne peux faire mieux et qu’ils
me laissent essayer autre chose.

Je souhaiterais qu’ils soient là lorsque j’ai besoin d’eux
tout en me laissant assez de liberté pour me permettre de
découvrir qui je suis, pourquoi je suis ici et où je vais.

J’aimerais être sûr que c’est moi qu’ils aiment, le vrai
moi, et qu’ils m’acceptent tel que je suis en ce moment.

Extrait de “LE DON DE L’ENFANT” de Marion Stroud.

=============================================

Le jour où je me suis aimé  texte de Kim Mc Millen publié par sa fille Alison en 2001,

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts

et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans ,

j’ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher

à toujours avoir raison et me suis rendu

compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,

mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

=================================================================

Marcel_Beliveau

Nul n’est parfait et nul n’a l’obligation de l’être.
Soyez doux et compréhensif avec vous-même. Vous le serez avec les autres.
Soyez serein. Au saut du lit, la première chose à faire c’est de vous regarder dans la glace. Faites-vous un large sourire, même si vous n’avez pas encore mis vos prothèses dentaires.
Regardez la tête que vous avez ! Faites-vous une grimace, moquez-vous de vous-même, tirez la langue, regardez vos cheveux en broussaille, vos yeux boursouflés…
Dites-vous bien que le visage que vous voyez c’est le vôtre, c’est le même que vous allez montrer à des centaines de personnes que vous croiserez durant la journée.
Acceptez et aimez ce visage car c’est le vôtre. Rien ne peut le changer. Vous n’êtes pas Mel Gibson ni Claudia Schiffer, et après. (C’est dommage peut-être, je vous l’accorde, mais c’est ainsi, et puis après…)